Des expériences extraordinaires (1) : une exploration simultanée des autres vies




Des expériences extraordinaires (1) : une exploration simultanée des autres vies


Dans mon travail, je suis amenée à vivre des expériences pour le moins surprenantes et si toutes relèvent du subtil, de l’invisible, certaines sortent nettement du lot. Ce sont quelques-unes de ces expériences que je souhaite vous partager aujourd’hui pour ouvrir les consciences, susciter d’autres témoignages et partages, amorcer d’autres expérimentations.

J’aime beaucoup travailler en collaboration et tester de nouvelles choses. Lorsqu’une amie est venue me soumettre une demande au sujet de deux de ses autres vies qui l’habitaient littéralement, je me suis dit que c’était une opportunité d’expérimenter ensemble.

Je lui proposai de procéder à une connexion simultanée à ces alter egos. Nous avons alors exploré l’une après l’autre ces deux vies parallèles qui avaient encore des informations précieuses à apporter. Mon amie possède également des capacités de perception puissantes et elle avait perçu des éléments de la première vie lors d’un soin qu’elle avait vécu.

Voici les éléments qu’elle avait captés au départ. L’image d’une femme dans une cave, torturée puis la même personne sur une table en métal, contrainte,l’idée d’expériences subies. Était-ce un camp de concentration ? Mon amie s’était connectée à la jeune femme et l’avait accompagnée lors du passage vers la dimension spirituelle. Elle avait fait depuis des recherches sur ces questions ; les émotions traversées lors de ces contacts étaient telles qu’elle ne pouvait cesser de penser à la jeune femme torturée.

Je guidai mon amie pour qu’elle soit dans les conditions de réception adéquates, l’amenai jusqu’à ce lieu où les rencontres avec les alter egos se fait, afin de la laisser partager ce qu’elle pouvait percevoir et de complémenter par ce que je percevrai de mon côté. Elle reprit contact avec son alter ego et nous eûmes des informations supplémentaires : parfois les mêmes par au même moment ou successivement, l’une confortant l’autre ; d’autres l’une ou l’autre complétée par ce que percevait la deuxième. Percevoir une autre vie est une expérience passionnante en soi ; le vivre de cette façon croisée, l’est tout autant. Et c’est très appréciable d’avoir une partenaire de travail !

Nous avons pu retisser les étapes importantes qui avaient conduit la jeune femme à cette fin terrible. Cette adolescente des campagnes fut sélectionnée pour rejoindre une sorte de Lebensborn dans lequel elle fut violée à plusieurs reprises avant de donner naissance à des enfants qui lui furent enlevés. Finissant par frôler la folie et par se révolter, elle avait ensuite été utilisée enceinte au profit d’expériences intolérables. Nous avons capté un nom de lieu, une date, celle de sa mort, son nom et son surnom. La jeune femme avait cru servir son pays et s’était jointe à ceux qui venaient la chercher avec fierté et ferveur. Ce qu’elle avait subi, avait créé une réelle dissociation née de l’opposition entre cet élan originel et la compréhension qu’elle était devenue de la chair à enfanter et un objet aux mains de ceux en qui elle avait placé sa confiance.

Dans les recherches que nous avons pu faire par la suite, il n’y a pas trace de ce type de procédé mais il me semble que cela ne signifie pas pour autant que de tels faits n’aient pas pu se produire. Les contemporains n’avaient pas pu croire à l’existence des camps et de la solution finale ; c’était ici un autre visage des possibles de l’horreur nés de la cruauté humaine. Rechercher la véracité est une voie. Le plus important est à mon sens de répondre à cet être venu parler depuis les frontières de l’espace et du temps.

J’ai demandé à mon amie de transmettre de l’amour à la jeune femme afin qu’elle restaure son cœur et que cette dernière puisse peut-être apporter des modifications à son histoire. J’ai senti qu’elle n’échapperait pas à une mise à mort mais qu’elle l’envisagerait autrement. Mon amie a senti beaucoup d’apaisement et elle aussi se sentit bien plus légère.

Nous avons poursuivi avec la seconde vie. Une vie que nous avions déjà fait émerger ensemble lors d’une séance, de façon fortuite. Les informations que j’avais captées alors étaient restées très présentes dans l’esprit de mon amie. J’avais situé la scène au XVIIe siècle, en Angleterre. Il y était question de religion : l’homme que je voyais écrivait dans une mansarde, le plus vite possible pour laisser trace de ses idées. Il redoutait d’être arrêté et mis à mort. Ensuite je le vis dans une cellule en proie au doute, il remettait en question sa foi et s’en culpabilisait terriblement.

Mon amie avait fait des recherches sur les persécutions religieuses des XVIe et XVIIe siècles qui ressortaient d’un contexte très différent de celui des guerres de religion en France. Mais elle souhaitait en apprendre plus sur cet homme avec qui elle partageait beaucoup de choses, notamment cette faculté à se dévouer corps et âme à ses convictions.

L’image de l’homme dans sa mansarde se représenta face à nous. Il était en train d’écrire, dans l’urgence, mais avec une force de conviction impressionnante. Mon amie le vit placarder des textes pour diffuser son message. Puis nous le retrouvâmes en prison. J’avais beaucoup de mal à le situer : lors de la séance initiale, j’avais affirmé qu’il était protestant. Mais pourquoi un protestant aurait-il été persécuté dans un pays anglican ? La logique aurait voulu qu’il soit un catholique. La réponse vint : cet homme était bel et bien protestant mais il avait élaboré une théorie associant d’une façon inédite protestantisme et catholicisme devenus les frères ennemis de la même source originelle.

Chez lui, l’épure protestante épousait la douceur mariale. Une voie de réconciliation qui pouvait mettre à mal les autorités ecclésiastiques anglicanes. Je n’ai pas retrouvé trace de cette voie en cherchant quels étaient les différents courants des protestants dissidents de l’époque. Mais seules ces quelques bribes me semblent séduisantes. Non comme une voie de facilité mais plutôt comme une façon très libre d’envisager la relation au divin ; voie que nous pouvons librement vivre de nos jours, en associant les parts des apports des diverses religions existantes.

Alors que dans la première vision, il était en proie à la culpabilité car il avait douté avant de mourir, cette fois, une apparition mariale ou angélique se manifesta et lui donna la conviction et la force d’aller vers la mort, droit et en confiance.

Cette nouvelle rencontre a permis que son histoire se transforme. Il meurt mais dans un état d’esprit totalement différent. Comme la jeune femme dans la première vie évoquée.

Lorsque je guide des consultant.e.s ou des stagiaires lors de leurs expériences, je me connecte rarement à leurs propres visions pour ne pas les orienter et pour rester concentrée sur ce qui émerge pour eux.elles. Ce moment partagé a été l’occasion de lâcher prise et de laisser mes perceptions se déployer librement pour s’associer à celles d’une autre personne. Je suis convaincue que le fait d’associer nos perceptions est une source encore inconnue de bienfaits et de possibles. Ensemble nous sommes allées plus loin et les éléments importants de ces vies sont venus jusqu’à nous pour en permettre une appréhension complète.

Ce fut passionnant et c’est une expérience que je réitérerai avec enthousiasme !


Myriam Bendhif-Syllas

14 janvier 2022


Crédit photo. Perchek Industrie Unsplash

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