Perceptions : Lorsque les morts viennent nous parler (1)



Voir un fantôme, parler avec un esprit… cela n’est ni un fantasme ni la réminiscence d’un film d’horreur. Bien des personnes font ou ont fait l’expérience d’un contact avec la conscience d’un.e disparu.e. Elles ont les pieds sur terre, n’ont pas de croyance particulière et mènent une vie normale. Elles ont tous les âges, viennent de tous les milieux et de toutes les cultures. Je suis convaincue que ce type de perception est tout à fait naturel, banal et sans danger, que nous pouvons ou serons tous et toutes amené.e.s à l’expérimenter au moins une fois dans notre vie.


La conscience survit à la mort physique


Pour l’heure, la science n’a pas apporté de preuves définitives quant à l’existence de la conscience au-delà de la vie du corps ; même si de nombreux chercheurs œuvrent à questionner cette hypothèse, même si des champs entiers de connaissance ont été mis au jour, notamment les expériences de mort imminente ou provisoire. Pour ma part, je n’attends plus ces preuves ; du moins je n’attends plus qu’elles soient données pour m’emparer de ce sujet.

Longtemps les religions se sont emparées de cette question en apportant leur interprétation et leurs directives. Les spiritualités de nombreux peuples postulent la survie de la conscience après la mort du corps. Je n’attends plus qu’une autorité religieuse valide ou non un tel phénomène.

Aujourd’hui je considère qu’il est temps de partager nos expériences et d’en parler le plus librement possible afin de se rendre compte que ce ne sont pas des expériences isolées mais bel et bien des expériences fréquentes, similaires, qui se reproduisent ici et partout et qu’elles semblent bien témoigner d’une faculté intuitive de l’être humain : percevoir la conscience de personnes décédées.


Cette capacité de perception intuitive prend des formes variées


Selon les situations et selon les individus, la perception peut n’intervenir qu’une seule fois ou de façon régulière. Certaines personnes n’auront qu’un contact durant toute leur vie, d’autres en ont tous les jours, voire plusieurs fois par jour.

Deux situations sont à distinguer : le contact avec une personne décédée que l’on a connue et celui avec une personne décédée inconnue, sans lien aucun avec celui qui la perçoit.


1) Une perception à travers les cinq sens


La perception emprunte les voies de nos cinq sens. Il peut alors s’agir d’une vision où le disparu se montre de façon plus ou moins précise, parfois seul son visage est visible, parfois toute sa personne. Il peut également s’agir d’une silhouette ou d’une ombre.

La perception peut emprunter le sens de l’odorat : celui qui perçoit reconnaît le parfum de la personne disparue par exemple ou une odeur qu’il associe à elle ; ou bien il témoigne sentir une odeur très nette alors qu’aucun élément dans la pièce ne permet d’en découvrir la source.

Un contact physique peut manifester cette perception : la sensation d’une main sur la peau par exemple.

Enfin ce peut être un phénomène auditif : une voix se fait entendre alors que la personne est seule ou une musique se fait entendre à la radio rappelant la personne décédée ou se déclenche sans qu’aucun appareil n’en diffuse ! Des appareils électriques se déclenchent ou s’arrêtent sans aucune intervention, des chutes d’eau impossibles ont lieu, des souffles d’air pouvant déplacer un objet ou un rideau également.


2) Une perception par signes


J’ai évoqué le parfum ou la musique reconnaissables et que celui qui perçoit peut associer à la personne disparue. Ce sont à la fois des perceptions sensibles et des signes de reconnaissance.

De tels signes peuvent être des images, des chiffres, la présence d’un animal particulier : oiseau, insecte…

Il s’agit alors de contacts avec une personne que l’on a connue et qui se manifeste pour nous signifier sa présence et sans nul doute, que sa conscience continue à vivre, là où on ne peut la voir.

Le rêve fait également partie des signes notables. Au sein du rêve, le disparu peut dialoguer avec le rêveur ou lui transmettre des messages.


3) L’impression de certitude


Cette modalité de perception intervient elle aussi dans le cas où le disparu est connu de la personne qui la perçoit. Elle correspond à une certitude sereine et paisible de la présence du disparu. Elle s’accompagne d’un sentiment de paix et de confiance. Le disparu est là où il doit être et il manifeste sa propre paix au vivant.

Il existe sûrement d’autres modalités, je partage celles que j’ai pu recueillir dans mon entourage et dans les entretiens que je mène sur ces sujets.


Cette capacité de perception intuitive concerne... tout le monde !


1) Les enfants


Les enfants dès le plus jeune âge sont fréquemment sujets à ce type d’expériences. Il est cependant difficile pour leur entourage de savoir de quoi il s’agit. Une fois les habituelles hypothèses écartées, il arrive que des familles se posent la question : et si c’était un fantôme ? Un phénomène que nous adultes ne percevons pas ? Parfois il leur arrive alors de contacter un.e accompagnant.e comme moi qui établira de quoi il retourne et aidera à ce que la situation devienne plus sereine pour l’enfant comme pour le reste de sa famille.

L’entrée en contact avec la conscience d’un.e disparu.e se fait quasi dès la naissance et ce jusqu’à l’adolescence : il semblerait que cela se produise plus fréquemment chez des enfants de moins de 4 ans et chez les adolescents à partir de 12-13 ans. Le contact a lieu le plus souvent le soir ou la nuit, dans la chambre de l’enfant. La peur provoquée par ce contact s’estompe une fois que la famille s’empare des choses et ne pose pas de jugement négatif sur l’expérience vécue. Il est ensuite possible d’aménager et d’apprivoiser la perception selon le souhait de l’enfant.


2) Les endeuillé.e.s


Après la mort d’un proche, de nombreuses personnes témoignent avoir eu la vision de la personne décédée ou un signe qu’elles associent de façon certaine à cette même personne. Ce phénomène intervient parfois également juste avant le décès par une vision ou dans un rêve. C’est un phénomène souvent fugace mais très marquant. L’expression « vécu subjectif de contact avec un disparu » définit ce type d’expérience.


3) Les mourant.e.s


Quelques jours avant de mourir, il semblerait que certaines personnes osent évoquer la présence de disparu.e.s. Il s’agit souvent de membres de leur famille : parents, frères ou sœurs ou conjoint.e.s. Ces présences se montrent à la personne mourante au pied de leur lit, dans leur chambre d’hôpital ou à leur domicile.

Certaines personnes ajoutent qu’il y a eu communication : un message pour les rassurer, pour leur annoncer qu’elles vont être accompagnées… Si ce contact peut effrayer dans un premier temps car signifiant que la mort est proche, il apaise peu à peu celui ou celle qui s’apprête à quitter son corps physique.


4) Les médiums


Lors de leurs consultations, des médiums entrent en contact avec la conscience de personnes décédées à la demande de leurs consultants. Il peut arriver que le contact ne soit pas recherché par le consultant mais qu’il soit une demande du disparu lui-même. Durant ces temps de communication, des signes de reconnaissance sont établis puis différents messages sont transmis. Un dialogue peut aussi s’instaurer entre le consultant et le disparu venu lui parler.


Dans la plupart des cas, il peut sembler difficile de partager ce type de vécu avec l’entourage mais plus ces expériences sont partagées plus elles libèrent la parole d’autres personnes ayant vécu quelque chose de similaire ou plus elles permettent de rendre attentifs des personnes qui les vivront un jour.


N’hésitez pas à me faire part de vos expériences, toutes sont précieuses.


Myriam Bendhif-Syllas

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